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l'Acceptation de soi...

Timidité, culpabilité, mal être, peurs diverses, sentiment de ne pas vivre sa vie, 
toutes ces souffrances limitantes sont très souvent provoquées par une carence d’acceptation de soi.

S’accepter … Bien souvent, cet objectif apparement simple est difficile à atteindre car il est constitué de 3 composantes :  L’estime de soi, la confiance en soi et l’amour de soi

 

  • Mon Estime de moi est la valeur que je me donne et qui va me permettre – ou pas - de me sentir reconnu, apprécié

  • Ma Confiance en moi est le niveau de certitude que j’ai en mes capacité de réussir et qui va me permettre – ou pas – d’entreprendre, de changer

  • Mon Amour de moi est le sentiment de bienveillance que j’éprouve pour ma personne et qui va me permettre – ou pas – de satisfaire mon besoin fondamental d’amour.

S’il y a carence dans une de ces composantes, cela conduit à un déséquilibre dans ma perception de la vie et par là même à un obstacle sur mon cheminement. 
A l’origine de ces carences, il peut y avoir l’héritage de l’enfance, les expériences de vie, le vécu professionnel, voir d’autres causes encore plus profondes. 

La bonne nouvelle est que rien n’est cependant définitif et que ces 3 points peuvent s’améliorer si l’on est déterminé à le faire. 
Notre identité est la somme de nos souvenirs et de nos croyances. S’il est très difficile – et probablement pas vraiment souhaitable - d’oublier un souvenir, la perception que l’on en a, et donc la croyance associée, peut être modifiée.

Pour progresser, la première étape est de prendre conscience de mon niveau d’acceptation de moi au travers de chacune de ses 3 composantes. Ces 3 thèmes seront détaillés ultérieurement

 

l'Amour de soi ...

Ce thème fait toujours grand débat, surtout dans notre civilisation occidentale malheureusement beaucoup plus portée sur la culpabilisation et l’exigence que sur l’acceptation et le partage ! 

Nous ne devons PAS NOUS AIMER, ce n’est pas bien. Nous devons NOUS PROTÉGER DES AUTRES, c’est une nécessité. Nous devons DEVENIR FORTS, durs, ne pas montrer nos faiblesses pour « réussir dans la vie » et gagner la compétition … en voila des conditionnements limitants ...

S’aimer soi même. Est-ce du narcissisme, est-ce de l’orgueil est-ce de l’égoïsme ? Oui probablement si cet « amour » se fait au détriment des autres : je ne pense qu’à moi et moi seul, mais justement, ce n’est pas là de l’amour.

L’amour, au vrai sens du terme, n’est pas exclusif. Un parent ne peut-il donner son amour qu’à un seul de ses enfants car il n’en a pas assez pour tous ? Un animal familier compte-t-il l’amour qu’il donne à ses maîtres ?

L’amour n’est pas une denrée quantifiable dont le stock est limité. L’amour n’est pas non plus le privilège de quelques êtres ou présences merveilleuses et supérieures. L’amour est un lien, une force universelle beaucoup plus forte que tout le reste et qui n’a nul besoin d’être mesuré, décompté, comptabilisé.

Quand je donne mon amour à une personne, je n’en réduit pas mon stock pour les autres, au contraire, je le développe. D’ailleurs le don est par définition sans attente de retour : si je suis déçu de ne pas avoir de contrepartie, c’est que j’en attendais une ...

Plus je développe ma capacité à aimer sans attente, plus j’en reçois. Et où mieux commencer cela sinon en moi. Puis-je vraiment donner mon amour aux autres si je n’en éprouve pas un minimum pour moi, si je ne m’accepte pas moi-même, si je me sens pas digne d’être aimé ? Que vaut un don dans ces conditions ?

Alors, égoïste de s’aimer soi même ? Bien au contraire, c’est déjà une première étape de sortie des conditionnements, un apprentissage qui va me conduire plus loin.

Tiens, je vous propose une expérience personnelle :

Avez-vous déjà essayé de vous regarder dans une glace et de prendre le temps de vous remercier d’être ce que vous êtes et en vous acceptant en tant que belle personne ?

Essayez donc et - si vous voulez bien – faites-nous partager ce que vous en ressentez.

 

les non-dits ...

Nous sommes dans une culture où il est plus facile de dire ce que l’on pense de quelqu’un à une autre personne qu’à lui même.

Une culture où l’on exprime pas ses besoins, ses attentes, dans l’espoir que l’autre les connaisse sans que l’on ait à lui dire.

Une culture où l’on a pris l’habitude de taire ses sentiments, ses ressentis, de rabrouer et cacher ses émotions, où l’on porte des masques.

Une culture où l’on retient ses paroles jusqu’à ce que l’épuisement, l’indignation ou la colère nous fasse proférer des propos agressifs ou blessants.

 

Chaque parole retenue, chaque espoir de dialogue déçu, chaque attente informulée engendre un conflit intérieur qui perturbe notre tranquillité mais aussi notre vision de nous même.

D’ou des réactions de défense : « je vais apprendre à mordre en premier pour ne pas être mordu », « les gens sont méchants », « la vie est un perpétuel combat », « je dois être dur(e) et insensible »,

de repliement sur soi « je ne suis pas capable de me faire respecter », « je suis nul(le) », « je ne vaux rien »

ou enfin de désespoir plus ou moins profond : « il n’y a rien de bon à attendre de la vie », « personne ne me comprend », « je suis seul(e) et je préfère renoncer »…

 

Tant que la communication - qui devrait nous permettre de nous rapprocher, de nous comprendre, de nous apprécier – sera ainsi perturbée, censurée par nos conditionnements, tant que nous n’apprendrons pas à communiquer vraiment, nous resterons piégés dans nos querelles et nos frustrations.

 

Être soi-même, cela passe par l’expression de ce que nous sommes.

Certes, ouvrir totalement son coeur est difficile et peut faire peur.

Mais si nous essayions simplement d’exprimer calmement - et sans jugement - ce que nous vivons, ce que nous ressentons ?
 

En premier lieu, c’est à nous-même que nous ferons du bien !

Essayez et vous verrez ...

 

Comparaisons, notations, évaluations, ...

Tout cela revient principalement à repérer en quoi les autres sont « meilleurs » que nous, à mettre le doigt sur nos « points faibles » qui deviennent aussitôt des « points à améliorer » ...
Mais pourquoi faut-il les améliorer ? Doit-on chercher à être bon partout ?

On ne demandera jamais à un marathonien de devenir champion d’haltérophilie. Pourquoi cela serait-il différent intellectuellement ?
Nous avons tous des capacités et des dons naturels qui nous rendent les choses plus aisées et plus agréables dans certains domaines mais moins dans d'autres. Certes, à force de travail et d'obstination, on peut acquérir beaucoup de compétences. Cependant une compétence est une technique, pas un don. Je peux apprendre à bien jouer du piano mais je ne deviendrai pas Chopin pour autant.

Être bon en tout n'est pas un objectif atteignable ni souhaitable. Il faut même prendre conscience que certaines capacités sont opposées et contradictoires : la créativité fait rarement bon ménage avec l'organisation, la maîtrise de la technique ne va pas toujours avec le relationnel humain, le sens artistique supporte mal la rigueur, …
Nous sommes tous différents et tous complémentaires.

Dans cette vie, nous sommes habitués, conditionnés depuis l’école, puis au travail , à être notés, évalués et à chaque fois, nous focalisons sur les domaines où nous ne sommes « pas bons ». 


Si nous nous libérons de ce conditionnement pour exprimer nos vrais atouts, ils deviendrons alors nos moteurs et notre source de plaisir. Nous éviterons de nous méjuger, de nous mésestimer et de nous culpabiliser.

Alors, arrêtons de porter nos points faibles comme une charge, réjouissons-nous plutôt de nos points forts


Nous trouverons notre vraie place en étant nous-même, pas en cherchant à être quelqu’un d’autre.

 

Remords, regrets et culpabilité ...

Est-il possible de se libérer du poids du passé ?
Il n’est pas question de jeter un voile sur sa vie, de renier son passé, mais simplement de réaliser qu’il est définitivement révolu et que seul compte ce que nous allons faire du présent. Nos actes passés et les conséquences qu’ils ont eu sont autant d’expériences qui vont nous guider pour le futur. 

Si j’ai fais un mauvais choix qui a « pénalisé » ma vie, je peux réaliser que ce choix m’a justement amené là où je suis aujourd’hui, avec le vécu et la conscience qui est la mienne à ce jour.

Si j’ai « fais du mal » à quelqu’un, je ne peux annuler mon action passée mais je peux maintenant apporter - peut-être - de l'amour ou du bien-être à cette personne et je peux -surtout - éviter de reproduire ces actions.

Si je pense avoir « mal fait », « mal agit », je dois réaliser que je juge de cela avec le recul du temps. Sur le moment, mes actes, mes décisions étaient logiques et justes selon ma perception et mon contexte de l’époque. Si je regrette ma vie, mes choix et que je me rends responsable de différents maux, je peux me demander si j’avais réellement le choix de décider, de faire autrement selon mes croyances et mon état d’esprit du moment.

Bien sur, il m'est aussi toujours possible et à tout moment d’exprimer mes pensés, ma sincère tristesse d’avoir blessé les personnes concernées et de leur demander sinon de me pardonner, au moins de m’entendre et les remercier de m’avoir permis de prendre conscience. Nous avons tous la capacité de pardon.

Au lieu de nous apitoyer sur nous ou de nous condamner, remercions-nous d’être ce que nous sommes aujourd’hui avec ce discernement qui nous permet justement de nous appuyer sur nos actes passés pour progresser, pour être enfin nous-même dans la vraie conscience du partage.

Si nous voulons devenir bienveillants envers les autres, commençons donc par être bienveillants envers nous.

 
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